lundi, janvier 16, 2006

Brève introduction !

Salut à toutes et à tous, je vous souhaite la bienvenue sur mon bloc ! et vais directement me présenter.

Données de base :

Prénom : Ashok
Nom : Biollay
pseudonyme sur internet : shokin
Né le : 11 juillet 1984
Adresse électronique : shokinoui@hotmail.com

Les débuts, l'inconnu :

En Inde existe depuis bien longtemps et encore maintenant dans diverses régions le système des castes. Celles-ci sont des systèmes très restreints et fermés, par exemple : les femmes n'ont pas le droit de se marier, de coucher ou d'avoir un enfant avec un homme hors de la caste. Cette règle peut sembler, a priori, dichotomique avec celle du totémisme (pas le droit de contact, relation avec des personnes appartenant au même totem), mais ces règles sont une autre histoire.

Né en Assam (Nord-Est de l'Inde, à côté de la Chine ET du Tibet), région encore dominée par le système des castes, je fus "abandonné" par ma mère biologique, car, celle-ci, m'ayant sûrement engendré avec un homme hors de sa caste, ne voulait pas que nous nous fassions tuer tous les trois. J'errai donc, mais fut chanceux d'être vite accueilli dans un orphelinat à Calcutta, puis à Delhi, chanceux si l'on pense aux autres enfants encore abandonnés, encore plus chanceux, vous verrez, quand on sait que j'ai été adopté.

Dans une autre partie du globe, un couple suisse, comme bien d'autres, désirait avoir des enfants. Mais ils ne pouvaient avoir d'enfants. Plusieurs idées leur passaient par la tête, dont notamment celle d'adopter des enfants. En 1987, ils en avaient adopté quatre, l'ainée de Suisse, les trois autres de l'Inde. Je fus le cinquième, et deux autres, sourdes, suivirent. Je résume fort la situation en précisant que mon réel souvenir le plus lointain remonte à un moment dans l'avion à destination de Genève, me voyant croquant une pomme. Il apparaît également que nous n'aurons, très probablement, pas plus d'informations (que celles que je vous ai transmises à l'instant) sur ma famille biologique (difficile traçabilité, anonymat ou différent nom de mes parents biologiques, temps qui passe, etc.).



L'enfance, l'inconscience :

Comme bien d'autres Suisses, j'ai commencé l'école à l'âge de 4 ans. Toutefois, mon parcours fut semé d'embuches, obstacles inhérents à ma personne : j'étais en proie à de régulières crises d'épilepsie, je suis porteur d'hépatite B (celle-ci ne se déclarera probablement jamais, dixit medicus meus, mais elle reste une maladie sexuellement transmissible (MST)). J'avais divers autres problèmes qui ont subsisté jusqu'à même l'âge de 13 ans : énurésie (incontinence), difficultés de psychomotricité, de coordination des mouvements et d'équilibre (difficultés à pratiquer le vélo, abandon des sports d'hiver). Je bougeais la tête (ou je dirais maintenant que je ne la tenais pas) et je n'avais pas réellement conscience de ce qui se passait autour de moi (pas de communication, dans ma bulle, regard inexpressif). Ces quelques mentions peuvent vous aider à me comprendre si vous me rencontrez (à côté de celles-ci, les pieds plats et la forte myopie sont bagatelles). Je m'estime toutefois très chanceux (le plus chanceux ? ^^) de n'avoir aucune allergie, de n'avoir aucun problème au niveau du métabolisme de mon corps (ni hémophilie, ni déformations physiologiques, ni handicap mental, ni diabète, etc.).



L'adolescence, la prise de conscience :

Durant l'année de mes 13 ans (j'ai la chance administrative d'avoir mon anniversaire entre deux périodes scolaires ; même si d'autres s'estimeront chanceux de l'avoir en pleine période scolaire) a commencé à germer ma conscience, notamment du fait que c'était ma dernière année d'école obligatoire (donc que nous devions choisir où nous allions). Nootre enseignant avait également organisé un échange avec une classe suisse-allemande. C'est également la dernière année où je faisais preuve d'incontinence régulière. Ce début de conscience s'est toutefois activé au début de l'année scolaire suivante, au collège.

C'est au collège que j'ai commencé à m'intéresser aux personnes (étudiantes et étudiants en l'occurence) autour de moi. La charge de travail augmentait également. J'avais choisi comme option spécifique le latin, que j'ai continué, sans regretter à aucun moment, durant les cinq ans, même si d'autres choix étaient possibles. Le fait d'aimer les langues (et les cultures) est probablement un facteur, parmi d'autres, qui m'a aidé à sortir de ma bulle. Et comme c'était l'adolescence, les fêtes de classes et sorties avaient pris le dessus (peut-être un peu trop par périodes). A noter sinon que j'avais une certaine facilité pour les mathématiques (notamment le calcul arithmétique : en troisième primaire, plusieurs de ma classe faisions le programme de cinquième année). A noter également que j'ai déménagé plusieurs fois, parfois changeant de ville (Sierre, Sion, Savièse, et maintenant Fribourg, tout cela en Suisse).



L'université, la diversité :

A la fin du collège est venu l'embarras d'un choix suivant : que faire après ? une école polytechnique, ça ne m'inspirait pas tant. L'université, mais en quel domaine ? j'hésitais entre économie, sociologie ou psychologie... M'en vint la décision vers l'économie, ce qui m'intéressait était le comportement du consommateur, la gestion du groupe, tout en sachant que ces deux domaines dépendaient également beaucoup des deux autres domaines. Une fois la branche choisie, quelle université choisir ? le facteur linguistique fut déterminant. Je choisis Fribourg, ville et université bilingues (mais je me dis, sans toutefois regretter, que je pouvais me plonger complètement dans le bain suisse-alémanique, mais l'idée de la difficulté me terrassait) pour apprendre plus l'allemand.

Mais durant ma deuxième année d'étude, ma passion (en était-ce vraiment une ?) s'effondra. Me rendant compte des méfaits du libéralisme et virant de plus en plus vert, ma perception du cours pris tout un tournant. Et c'est le fait de m'intéresser à politique qui m'y a amené, ainsi que ma conscience qui continue de s'étaler, au reste des êtres vivants sur terre. Et pourtant, je le maintiens, c'est par l'économie qu'est né mon intérêt pour la politique. Je décidai donc de terminer, avec misère, ma deuxième année d'étude, pour finalement travailler une année (rembourser une partie de mon emprunt ; tite leçon : j'éviterai au possible les emprunts bancaires). Je pense en ce moment recommencer octobre prochain l'université à Berne, tout en continuant de partager la colocation à Fribourg qui est à 30 minutes de Berne en transports publics, en biochimie (je dois encore voir entre biologie et chimie...).



La souveraineté avant l'indépendance :

"La souveraineté : c'est le sentiment de fierté, et d'accomplissement, et de responsabilité joyeuse, que ressentent infailliblement tous ceux qui, pour la première fois, entrent dans un foyer qui est bien à eux, qui leur appartient sans conteste, et qu'ils ont le droit de meubler, d'aménager, et de décorer, à leur guise... " du morceau Vulgus VS Sanctus par http://www.locolocass.net !

C'est ce sentiment que j'ai dans ma colocation, même si nous ne sommes pas propriétaires de l'appartement. L'indépendance, par contre, n'est pas encore à portée de main, financière notamment, même si je travaille (il y a l'emprunt). N'allez pas traiter de "séparatiiiiiiste" si je décide de voyager dans un autre pays. Je dois dire qu'entre l'étranger et le chez-moi, je choisis souvent l'étranger.



Le présent, la raison :

Et maintenant, quelle évaluation de la situation ? je cherche continuellement du travail (trouvant des postes de courtes durées), donne des cours de mathématique si je ne trouve rien. Ma dette bancaire risque de rester, d'autant plus quand je vois le travail que j'aurai si je commence biochimie octobre prochain, je ne pourrai pas beaucoup travailler à côté.

Mais le plus important reste de ne pas rester sans rien faire, sans rien apprendre. Anticipant les difficultés auxquelles je décide consciemment de me confronter prochainement, je me suis déjà mis à la chimie et à la biologie. Je continue également les langues. Mon engouement pour les cultures (la souveraineté du Québec, de la Catalogne, du Tibet, etc. le Schwyzerdütsch, la patoé de Chavièje, le Catalán, la diversité culturelle étant aussi nécessaire que le biodiversité) m'a amené à m'intéresser à l'histoire, laquelle ne m'intéressait pantoute il y a encore deux ans. J'ai également commencé récemment des cours de violon (en privé, moins cher qu'au conservatoire), dans l'idée que j'aime entendre cet instrument, que je pourrai, après bien des années, composer, que ce qui existe a été conçu et créé de manière active. Sinon, je me questionne continuellement sur le lien entre mes habitudes et leurs conséquences écologiques, je continue à participer au sein du club d'échecs de Sierre. Reste à agir tout cela sans trop perdre de temps à réfléchir comment le gérer.

Shokin